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Thélyson Orélien nie tout recours à l’IA pour son roman et présente ses excuses pour des plagiats passés
Accusé d’avoir utilisé l’intelligence artificielle pour écrire “C’était ça ou mourir”, l’écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien est sorti de son silence ce mardi 13 octobre 2026. Il défend l’authenticité de son roman, tout en reconnaissant des erreurs commises dans d’anciens textes et en présentant ses excuses.
Dans une déclaration intitulée « Ce roman que j’ai écrit », transmise à l’Agence France-Presse (AFP), Thélyson Orélien répond aux accusations qui pèsent sur son premier roman depuis le 21 septembre dernier. L’auteur affirme qu’« aucune phrase » de “C’était ça ou mourir”, publié chez Grasset, n’a été créée par une machine.
Il explique avoir commencé l’écriture de ce livre à l’automne 2017, à Laval, au Québec, avant d’en achever une première version en 2019. Le texte aurait ensuite fait l’objet de plusieurs révisions, avec des scènes supprimées, des passages retravaillés et des personnages modifiés. S’il reconnaît avoir utilisé ponctuellement des outils pour effectuer certaines recherches, notamment sur des expressions étrangères, il réfute catégoriquement l’idée que l’intelligence artificielle aurait rédigé son roman.
🇫🇷🇨🇦🇭🇹 FLASH | L’écrivain Thélyson Orélien reconnaît avoir PLAGIÉ plusieurs textes, mais NIE catégoriquement avoir eu recours à l’IA pour rédiger son livre « C’était ça ou mourir ».
L’auteur présente ses excuses pour des « erreurs inacceptables », tout en affirmant qu’« aucune phrase de ce livre n’a été créée par une machine ». (AFP)
— Cerfia (@CerfiaFR) October 13, 2026
Pour l’écrivain, cette controverse dépasse la question de l’origine du texte. Il estime que les accusations remettent en cause non seulement sa qualité d’auteur, mais également son humanité. Il dénonce les menaces, le harcèlement raciste et ce qu’il qualifie de « lynchage médiatique », tout en affirmant que les critiques littéraires restent légitimes.
Des excuses pour des textes antérieurs
Au-delà de la polémique sur l’intelligence artificielle, Thélyson Orélien reconnaît des manquements dans ses premières années d’écriture. Des enquêtes publiées au Canada ont notamment relevé des ressemblances entre certains de ses anciens textes et des publications d’autres auteurs ou médias. Une chronique publiée en 2013 aurait repris, en le remaniant légèrement, un article du journal philippin “The Philippine Star”.
L’auteur évoque des « erreurs inacceptables », qu’il associe à sa jeunesse, à son inexpérience et à son admiration pour plusieurs écrivains. Il présente des excuses sans réserve et affirme ne pas chercher à effacer son passé ni à se soustraire aux critiques.
Il demande toutefois que ces faits antérieurs ne soient pas considérés comme une preuve que son roman, commencé en 2017 et publié en 2026, aurait été écrit par une intelligence artificielle.
Un roman lié à l’exil et à l’expérience migratoire
Dans sa déclaration, l’écrivain rappelle que “C’était ça ou mourir” puise notamment dans les expériences de migration et d’exil, des réalités qu’il dit avoir vécues ou observées au fil des années. Le personnage principal, Jonas Dorléon, s’inscrit dans un récit qui fait une place à Haïti, au Québec et aux parcours migratoires.
La controverse a pris une ampleur particulière après les accusations d’utilisation massive de l’IA formulées par le compte anonyme « Balance ton Claude » sur le réseau social X. L’affaire a également eu des conséquences sur le parcours littéraire du livre, retiré de la liste des romans en lice pour le prix Goncourt.
En conclusion de son texte, Thélyson Orélien appelle le public à juger son roman pour ce qu’il raconte, sans pour autant écarter les questions soulevées par son passé. « Mais ce roman, je l’ai écrit moi-même », insiste-t-il, en présentant son livre comme le fruit de son travail et des blessures liées à l’exil.

