Le Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) change de nom : pourquoi ?
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), une maladie courante touchant les femmes en âge de procréer, change de nom dans la terminologie médicale. S’agit-il d’une simple modification du lexique médical ou d’un changement plus profond dans la compréhension de cette pathologie ?
Le 12 mai 2026, une modification importante dans la terminologie médicale a fait la une du journal scientifique The Lancet. Désormais, le « Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) » devient le « Syndrome ovarien métabolique polyendocrinien (SMOP) », connu internationalement sous l’acronyme PMOS (Polyendocrine Metabolic Ovarian Syndrome). Cette décision fait suite à des années de recherches rigoureuses et à un consensus mondial réunissant médecins, chercheurs et patientes.
SMOP : qu’est-ce que c’est ?
Le syndrome ovarien métabolique polyendocrinien (SMOP) est une pathologie complexe qui touche environ 13 % des femmes en âge de procréer, selon l’OMS. Il se caractérise par des dérèglements hormonaux pouvant entraîner divers symptômes : prise de poids, troubles menstruels, acné, présence de follicules ovariens immatures, problèmes métaboliques, entre autres.
Lors de la première description de cette maladie en 1935, les scientifiques pensaient que des kystes ovariens étaient à l’origine du trouble. Cependant, des recherches ultérieures ont démontré qu’il s’agissait plutôt de follicules immatures associés à un déséquilibre hormonal complexe, notamment un excès d’androgènes.
Les experts espèrent que ce changement de nom permettra une meilleure compréhension de la maladie, réduira les erreurs de diagnostic et favorisera une prise en charge plus complète des patientes. Les professionnels de la santé disposeront d’une période de transition de trois ans avant l’intégration officielle de cette nouvelle nomenclature dans les directives médicales internationales.


