CultureMusique

#SantoriniChallenge

Déjà deux mois après sa sortie, le titre “Santorini” se fait connaître de façon ascendante. Nouvellement devenu viral sur Tiktok et transformé en challenge, partout il est question de #Santorini

En quoi consiste le challenge ?

Le dit challenge ne diverge pas trop des autres, sinon qu’à la fin il est question de se montrer en bikini et se laisser emporter par le rythme de la chanson, en cartonnant à l’unisson “…tou tou ni”.

Le challenge chez nous

Si depuis six jours le dit challenge cartonne en Guadeloupe, entre autres, dans les milieux antillais, chez nous en Haïti, encore une antille, ça vient tout juste d’atterrir. Comme dans toute situation on pèse le pour et le contre, et entre-temps le match converge positivement en termes d’avis.

“Qui n’aime pas les bikinis ? À qui cela ferait un peu de mal de se pavaner avec ? Oui on est en plein hiver, mais à tout bout de champ chacun en plein XXIe siècle se veut de disposer comme bon lui semble de son corps”. ( Marknel 25 ans).

“Moi-même ce que j’aime à travers ce challenge c’est le symbolisme exprimé à travers les bikinis en tant que pays de la caraïbe que nous sommes. En plus ce n’est pas seulement resté en Guadeloupe, la musique a traversé les Antilles et a même atterri aux États-Unis. De plus, à travers cette dernière nous pouvons observer une autre forme de créole assez plaisante qui jusque-là nous était inconnue. J’aime bien le challenge”. (Olivirahh)

Il y’a également un phénomène de sous-estimation du corps de la femme, à travers ce challenge cette manie veut également être renversée, c’est le cas de Olivirah qui pense: 

“Les gens qui dénigrent des filles en raison de leur charpente corporelle sont justes désagréables. Et je félicite par la même occasion celles qui en dépit de tout ce qu’on aurait pu leur sortir à propos de leur physique, ne se sont pas laisser affecter. Elles ont choisi elles-mêmes de s’exposer, de s’afficher et sont fières. Avec ce challenge, je pense que de nombreux éléments sont mis en valeur, le corps de la personne si elle veut, son pays, son espace tropical à travers le bikini en symbole”.

https://twitter.com/SocaLeaks/status/1461181483368996867?t=rtxxspgpbwsxS3z0i5WtEA&s=19

“Mwen m wè ti tchalenj lan fun, si quelqu’un a honte de son corps qu’il ne le fasse pas. Mais sinon que chacun fait ce qu’il veut”. (Debbie)

En tant qu’homme je suis tombé sur le challenge et je prends plaisir à admirer les femmes qui le font. Ça ne signifie en aucun cas qu’elles se diminuent en le faisant, c’est juste leur choix, leur plaisir”. (Oli)

“Pou mwen menm, rezo sosyo pa vi prive pèsonn. Tchalendj la se yon divètisman, se jis pou amize w. Yon moun ka chwazi pa fè l pou desizyon pèsonèl li men yon moun ki chwazi fè l pa fè de li yon epav, oswa vle di ke l p ap regle anyen,… C’est vrai qu’il y a des avantages et des désavantages mais le plus important c’est le respect pour soi et savoir comment gérer les followers…”, nous martèle @dolly_nie dont la vidéo a traversé la Caraïbe sur Twitter (avec plus de 95000 vues, plus de 3500 likes, plus de 1000 retweets et plus de 1000 citations du tweet), Instagram et même TikTok.

https://twitter.com/sanchristobal3/status/1461065497605197828?t=84yfS075XnYvC2I3Ei80Aw&s=19

S’il y’a encore deux autres commentaires qui ne passent pas inaperçus ce sont bien ceux d’Abi et de Caleb :

“Ce sont juste de jolies jeunes femmes qui s’amusent. Pour ceux qui vont clamer que ces femmes s’exposent et risquent de passer loin du mariage, et bien sachez que le mariage n’est plus comme avant un objectif ultime pour les femmes. Elles apprennent à vivre dorénavant selon leurs propres règles. Ils peuvent toujours rager mais en attendant : se #TiSantorini” (Abi)

“Mwen on sèl bagay m ap di : moralis yo banm zorèy mwen. Pifò nan nou pi mal”. (Caleb)

Constat fait, le challenge prend de l’ampleur, nous observons plusieurs réactions : ce qui en parlent en bien ou en mal, ceux qui s’y mettent, ceux qui regardent sans mot dire, ceux qui s’émerveillent devant tant de créativité et bien sûre ceux qui sont éberlués devant tant de cran et d’audace si on peut se le permettre. Car avant, trop honte pour les qu’en dira t’on les haïtiennes n’auraient point osé.

  • Belide Magazine ?
  • Oui…?!
  • Vous avez oublié un détail fulgurant : “ces temps-ci nous pouvons remarquer une masse de gens qui ont toujours quelque chose à redire sur tout ce que font les autres, surtout les femmes. Ces dernières vont à la plage, leurs bikinis sont mal vus, elles se maquillent, on les trouve pas assez naturelles, peu importe ce qu’elles font, le style qu’elles adoptent elles sont bêtement critiquées. Moi je dirai aux femmes de faire ce qui leur plait, à tout bout de champ ce n’est pas maintenant qu’on cessera de les critiquer, alors autant vivre selon vos lois dès maintenant comme vous l’entendez. Nous ne trouverons pas un homme à marier avec ce mode de vie ? Oh que si nous en trouverons, et mieux, nous trouverons ceux qui seront vraiment pour nous, en restant telles que nous sommes”. (Mlle_X)_

Vous l’ignorez peut-être, mais sans qu’on leur demande leur avis les femmes dans la société haïtienne sont automatiquement catégorisées peu importe ce qu’elles font. Ainsi s’en suit un déclenchement de dévalorisation de la femme pour tout ce qu’elle fait même dans le but de s’amuser. Plusieurs spectateurs résument la vie de beaucoup de femmes à ce qu’elles postent, ce n’est pas toujours recommandé ! Tout le monde ne saurait être du même avis. Le challenge passera comme beaucoup d’autres avant.

Vous voulez faire ? Et bien faites si cela vous plaît, selon vos conditions. Et vous de l’autre côté vous ne voulez pas faire ? Et bien ne faites pas selon vos propres lois, et surtout veillez à ne pas être sous la pression d’autrui, car aussi bien sage que paraît autrui, Autrui à ses grands défauts pour lesquels il devrait jeûner péniblement pour s’en débarrasser !

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