Journée internationale de la jeunesse 2026 : des contextes différents, des aspirations communes

Journée internationale de la jeunesse 2026 : des contextes différents, des aspirations communes

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Chaque 12 août, la communauté internationale célèbre la Journée internationale de la jeunesse, instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1999. Plus qu’une célébration symbolique, cette journée constitue un appel à reconnaître les jeunes comme des acteurs à part entière du développement, de la paix et de la transformation sociale. Le monde compte aujourd’hui environ 1,2 milliard de jeunes âgés de 15 à 24 ans, soit près de 16 % de la population mondiale.

En 2026, le thème « Different Contexts, Common Aspirations » : « Des contextes différents, des aspirations communes » démontre que si les conditions de vie diffèrent profondément d’un pays à l’autre, les jeunes partagent des aspirations similaires. Ils souhaitent accéder à une éducation de qualité, à un emploi décent, à la santé y compris la santé mentale, participer aux décisions qui concernent leur avenir et vivre dans des sociétés pacifiques, justes et inclusives.

Pourtant, l’égalité des aspirations ne signifie pas l’égalité des chances. Dans plusieurs pays les moins avancés, la jeunesse demeure confrontée à la pauvreté, au chômage, aux inégalités d’accès à l’éducation, aux conflits, aux changements climatiques et à la faiblesse des institutions. À cela s’ajoutent les transformations technologiques rapides comme l’intelligence artificielle et l’économie numérique qui peuvent créer de nouvelles possibilités, mais risquent également d’accentuer les fractures entre les jeunes qui disposent des outils nécessaires et ceux qui en sont privés.

Haïti illustre avec force cette contradiction entre vulnérabilité et potentiel. La jeunesse haïtienne grandit dans un environnement marqué par l’insécurité, les déplacements de population et les perturbations majeures du système éducatif. Selon UNICEF, au début de 2026, environ 2,6 millions d’enfants avaient besoin d’assistance humanitaire, tandis que plus de 1 600 écoles avaient été signalées fermées durant l’année scolaire 2024-2025, privant plus de 240 000 élèves d’apprentissage. Ces chiffres ne doivent toutefois jamais nous conduire à réduire la jeunesse haïtienne à la crise qu’elle traverse car derrière les statistiques se trouvent des étudiants, des entrepreneurs, des artistes, des juristes, des scientifiques, des militants communautaires et des jeunes qui continuent d’imaginer leur avenir.

En juillet 2026 encore, des enfants et adolescents haïtiens réunis autour de l’initiative « My Future Starts Today » ont exprimé leurs ambitions professionnelles malgré la violence, les déplacements et les difficultés d’accès aux services essentiels. La réponse ne peut donc pas être de parler éternellement des jeunes sans les jeunes. Les gouvernements, organisations internationales, universités, entreprises et organisations de la société civile doivent leur ouvrir les espaces de décision, investir dans leur formation et soutenir leurs initiatives. La jeunesse ne doit pas seulement être considérée comme bénéficiaire des politiques publiques, elle doit participer à leur conception.

En cette Journée internationale de la jeunesse, gardons avec conviction qu’aucune crise n’a le droit de confisquer l’avenir d’une génération. De Port-au-Prince à Montréal, de Dakar à Paris, les réalités peuvent être différentes, mais l’espérance demeure commune. Investir dans la jeunesse, c’est refuser la fatalité. C’est choisir l’éducation plutôt que l’exclusion, l’opportunité plutôt que le désespoir et la participation plutôt que le silence.

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Nidger F. Judson PAUL

Assistant DG de Bèlide magazine Rédacteur en chef

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