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Le vaginisme, on en parle ?

Vaginisme

Fort souvent, il arrive qu’au moment de passer à l’action, le vagin refuse la pénétration par une contraction involontaire des muscles du plancher pelvien, rendant ainsi la pénétration douloureuse voire impossible. Cette situation peut même se produire avec un tampon ou un spéculum lors d’un examen gynécologique, ce qui sans aucun doute alarme ou pire, frustre la personne se trouvant dans cette situation

Le vagin, tout comme la plante mimosa pudica couramment appelé « kapris » en Haïti, possède la propriété de se refermer dans certaines situations. La comparaison faite avec cette plante n’est pas anodine, quand on parle de mimosa pudica et on dit : « tifi me ti gason fèmen pyew » c’est une anecdote qui témoigne de la sensitivité de la plante qui ne tolère pas qu’on la touche, elle se referme alors aussitôt.

Le vagin est certes un organe tubulo-musculaire de l’appareil reproducteur féminin avec des fonctions propres, cela n’exclut pas l’apport du psyché dans l’accomplissement de ses fonctions. Il arrive donc que pour des raisons le plus souvent en rapport avec le mental, la pénétration de la femme soit difficile ou impossible.

Le vaginisme est un trouble sexuel qui se traduit par une contraction inconsciente du périnée empêchant ainsi la pénétration ou la rendant difficile et douloureuse (dyspareunie).

Ce trouble peut être primaire ou secondaire; primaire quand la femme n’a jamais pu avoir de pénétration, et secondaire quand suite à un traumatisme, un accouchement compliqué ou à une infection urinaire celle-ci est arrivée à ressentir de fortes douleurs avec une contraction des muscles entourant le vagin, qui empêche la pénétration. Il peut aussi être total ou partiel: dans le premier cas rien ne passe qu’il soit corps ou objet, dans le cas partiel certaines situations ou certains partenaires arrivent alors que d’autres non.

En temps normal, le vagin ainsi que les muscles du plancher pelvien qui entoure le vagin se relâchent pour faciliter l’acte sexuel, en cas de vaginisme, c’est l’inverse qui se produit et la femme en souffre. La contraction en soi ne cause pas de douleur, par contre l’effort de pénétration si, et celle-ci est réelle et physique.

Les causes du vaginisme varient mais la plupart du temps, surtout dans le vaginisme primaire, elles sont liées à un traumatisme psychique non pris en charge de manière adéquate comme un abus sexuel, une éducation trop sévère, un examen gynecologique douloureux… Un comportement d’évitement s’est donc installé en réponse à la peur et l’anxiété déclenchée par le traumatisme.

Aussi, une infection urinaire répétée, des mauvais points de suture au niveau du périnée lors de l’accouchement, et même la ménopause qui entraîne souvent une sécheresse vaginale peuvent être à l’origine du vaginisme.

Le vaginisme peut bien être source de honte et de frustration, surtout qu’il arrive des fois où la femme ait l’envie de la pénétration mais n’y arrive pas. Il importe alors de discuter avec son partenaire, une bonne communication et bien sûr une bonne compréhension peuvent faciliter bien des choses. L’acte sexuel est source de plaisir, elle nécessite relaxation et disposition, toute situation trop stressante ou angoissante peut transformer ce billet d’orgasme en un cauchemar éveillé. Être détendu est l’une des clés ouvrant les portes du plaisir et s’il vous arrive de vous refermer en voulant vous ouvrir, prenez une pause et recherchez les causes, vous trouverez ainsi des solutions pour une vie sexuelle plus épanouie. Parfois un lubrifiant et une bonne excitation par stimulation des zones érogènes peuvent suffire, dans les cas les plus graves, une thérapie corporelle et ou comportementale s’avère nécessaire. Votre santé sexuelle c’est maintenant, le plaisir est le vôtre.

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