Marcher pour la santé mentale : une initiative de La Voie des Droits qui a touché des vies
Il était 9 h, le samedi 12 septembre, lorsque des participants se sont rassemblés à la Gare de Sainte-Foy, à Québec, à l’initiative de La Voie des Droits, pour marcher en faveur de la santé mentale vers l’Université Laval. Pendant près de trois heures, la marche a créé un espace de sensibilisation, de dialogue, d’écoute et de solidarité.
La santé mentale demeure un enjeu mondial majeur. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, plus d’un milliard de personnes vivent avec un trouble de santé mentale dans le monde. Au-delà des statistiques, cette réalité soulève une question profondément humaine et juridique, celle du droit de chaque personne à la dignité, à l’égalité, à la participation sociale et à la possibilité de s’exprimer sans être stigmatisée en raison de sa condition psychologique.
C’est dans cet esprit que La Voie des Droits a voulu créer un espace où la parole pouvait circuler librement. À l’arrivée, Naomi Jean-Mary a accompagné les participants dans des activités axées sur le bien-être, la compréhension des émotions, la respiration et la gestion du stress. Danse, chant, mouvements corporels et échanges se sont ensuite succédé dans une atmosphère conviviale. Les participants ne sont pas restés spectateurs, ils ont marché, dansé, chanté, échangé et pris activement part aux différentes activités.
La réussite de cette matinée a également reposé sur l’engagement des bénévoles et des membres de l’organisation. Billy Pierre, responsable des bénévoles pour l’activité, a contribué à coordonner leur mobilisation et leur présence sur le terrain. Aux côtés des autres membres de La Voie des Droits, les bénévoles ont participé à l’accueil, à l’accompagnement des participants et au bon déroulement de la programmation. Cette mobilisation collective a largement contribué à l’ambiance chaleureuse observée tout au long de la matinée.
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L’un des moments les plus significatifs est survenu lorsque la parole s’est libérée. Près d’une dizaine de personnes ont partagé leur expérience, leurs émotions ou simplement leur appréciation de l’activité. Plusieurs participants ont exprimé leur satisfaction et leur joie d’avoir trouvé un espace permettant de parler, d’écouter et de se retrouver sans jugement.
Le PDG de La Voie des Droits, Nidger PAUL, a lui aussi livré un témoignage, rappelant l’importance de ne pas enfermer la santé mentale dans le silence. Son intervention s’inscrivait dans le message central de la journée qui est le fait de parler de ce que l’on vit peut constituer une première étape vers la recherche d’aide, l’accompagnement et la reconstruction.
Cette démarche rejoint directement l’esprit des droits humains. Partout dans le monde, la protection de la santé mentale ne devrait pas être dissociée de la dignité humaine. Chaque personne doit pouvoir être entendue, participer à la société et accéder au soutien dont elle a besoin sans discrimination ni stigmatisation.
La marche s’est achevée, mais les échanges se poursuivaient encore. Les sourires, les témoignages et la participation active témoignaient de la réussite de l’initiative. Ils étaient venus pour marcher. Ils sont repartis après avoir parlé, écouté, dansé, partagé et, surtout, créé ensemble un espace où la santé mentale avait pleinement droit de cité.

