Jamais sans la musique
Cette amie nous a accompagnés dans nos moments les plus sombres comme dans nos heures de fête. Témoin de nos fous rires, de nos joies incommensurables, de nos larmes intarissables et de nos instants de spleen, elle a toujours été présente. Aujourd’hui, c’est à notre tour de la célébrer. À tous les mélomanes, passionnés ou occasionnels, joyeuse Fête de la musique !
S’il y a un art qui, au fil des siècles, a pu à lui seul tisser des liens entre différents peuples aux cultures tout aussi distinctes, c’est bel et bien la musique. Ses tâches sont aussi diverses dans notre quotidien. Elle apaise, guérit, nous redonne l’énergie nécessaire pour nos combats habituels et fête aussi nos réussites et événements spéciaux. Quoi de mieux qu’une bonne playlist triste accompagnée d’une crème glacée pour verser nos larmes après une rupture, quand on veut que le « goumin » reste privé ? A-t-on jamais vu un anniversaire sans musique ? Des berceuses de l’enfance aux chants religieux, passant par les célébrations familiales jusqu’aux moments de deuil, elle est là tout au long du chemin.
Cependant, ce n’est qu’en 1982 qu’on a enfin pu avoir une date dédiée à la musique. Tout a débuté en France où le ministre de la Culture d’alors, Jack Lang, s’associa à Maurice Fleuret pour organiser un événement sans précédent. Leur but ? Faire de la musique un art accessible à tous. Ils ont donc invité de nombreux musiciens, amateurs ou professionnels, peu importe. L’essentiel était qu’ils puissent présenter leur art dans les espaces publics. D’ailleurs, le slogan parlait de lui-même : « Faites de la musique ».
Au fil des ans, plus d’une centaine de pays ont adopté cette tradition, faisant du 21 juin la date officielle dédiée à la musique. Elle est devenue le miroir des sociétés, racontant l’histoire des peuples, leurs luttes journalières, chantant leurs espoirs pour l’avenir et mettant sa touche personnelle au niveau de leurs traditions. En témoigne notre « konpa dirèk ». Au-delà des mélodies et des rythmes, la musique est devenue une mémoire vivante, un refuge et un langage universel traversant les frontières et les générations.
À nos pionniers comme Nemours Jean-Baptiste et Master Dji, aux groupes emblématiques tels Tabou Combo, RAM et Boukman Eksperyans, pour ne citer que ceux-là, sachez que notre gratitude pour votre art est profonde. À la génération présente qui ne cesse de nous surprendre par leur rythme particulier, c’est le cas de le dire, votre travail revêt une importance capitale. Merci pour vos rythmes, vos accords, vos mélodies et surtout, merci de faire plaisir à nos tympans. Joyeuse Fête de la musique à tous !

