Violence domestique : l’épouse de Pedro Force brise le silence et publie des images accablantes
L’affaire impliquant Pedro Force, de son vrai nom Emile Pierre Michel, prend une nouvelle dimension depuis la publication choc de son épouse sur les réseaux sociaux.
Arrêté le 13 février 2026 à Port Saint Lucie pour violence domestique, à la suite d’une plainte déposée par sa femme, l’artiste avait été remis en liberté le 14 février après avoir payé une caution fixée à 1 000 dollars américains, selon nos vérifications. Alors que l’information commençait à circuler, il avait publié un message en créole : « Mwen tande nou, mwen konprann nou, enben Mr Force anfòm », laissant entendre qu’il se portait bien malgré la polémique.
Cependant, dans une note de presse publiée le 15 février 2026, le groupe DJAPOT dément formellement les informations laissant entendre que son chanteur, Pedro Force, a été en prison, qualifiant ces affirmations de « rumeurs sans fondement ». Dans ce communiqué adressé aux fans, l’équipe a affirmé que le chanteur « allait bien », qu’il était « en sécurité, en bonne santé » et qu’il continue de travailler sur son album.
Press note from @pedro_force de DJAPOT! pic.twitter.com/ye16JlvTDw
— Kompamagazine! (@KOMPAMAGAZINE) February 15, 2026
Mais le 16 février, son épouse a décidé de s’exprimer publiquement. Elle a partagé des photos et des vidéos montrant son visage marqué par des coups, accompagnées d’un texte. Dans cette publication, elle affirme qu’elle aurait dû gardé le silence pour préserver « l’image propre » de son mari afin de satisfaire les attentes sociales et familiales. Elle dénonce également une situation où elle serait présentée comme fautive par l’artiste, tout en assurant n’avoir rien inventé. Elle évoque la honte ressentie, pour elle-même et pour ses enfants, dans ce qu’elle décrit comme une épreuve douloureuse.
Cette prise de parole publique change la perception de l’affaire et suscite de nombreuses réactions au sein de la communauté haïtienne, en Haïti comme dans la diaspora.
Cette situation rappelle celle de Carel Pedre, qui avait été interpellé pour des faits similaires. Toutefois, dans ce précédent cas, les charges avaient été officiellement abandonnées et aucune déclaration publique n’avait été faite par la personne concernée.
À ce stade, le dossier concernant Pedro Force suit son cours devant la justice américaine. L’affaire relance une fois de plus le débat sur les violences conjugales, la pression sociale autour du silence des victimes et la responsabilité des figures publiques face à de telles accusations.
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