Technologie

Un pari gagné pour DevExpo 2021

Si dans notre société les développeurs sont sous-estimés, DevExpo est cette initiative, inspirée de Meta Developer Circle Port-au-Prince et de Banj, qui met en valeur ces jeunes compétents.

DevExpo est un ensemble de conférences et d’expositions de startups technologiques dont la première édition a été organisée en 2018 à Triomphe. Cette année, en partenariat avec la banque centrale (BRH), Access Haiti, Chokarella, Banj, Digicel, Syntax.Studio, l’ambassade américaine, Mon Cash, la BID et tichaiti.dev, les organisateurs ont su réunir près de 1500 personnes dont 350 développeurs ; un effectif assez satisfaisant puisqu’en 2018, ils ne comptait que près de 400 personnes au total.

Avec une programmation assez chargée et une ambiance assez bonne, dès 9h du matin, près de trente (30) startups se sont installées pour présenter leur produit (application/site web) au public dont six (6) ont été sélectionnés pour la session Pitch. Parmi ces trente produits de ces startups, nous avons su découvrir près de dix dont :

  • MUSO Mobile de Kolektif Finansman Popilè (KOFIP) qui est une plateforme numérique de gestion de mutuelles de solidarité (MUSO). Pour de plus amples informations, veuillez consulter leur site web.
  • LekòlNet d’Algo Leaders qui est une plateforme en ligne qui facilite la communication entre l’administration de l’établissement scolaire, les professeurs et les élèves.
  • Lekòl Alèz qui est aussi une plateforme d’apprentissage en ligne, développée par Amédée Ernst Baptiste et ayant pour CEO Isaac Admeus.
  • HaitiPay qui est une fin-tech (une plateforme de transfert/paiement en ligne).
  • Megazon qui est une boutique en ligne qui permet surtout aux artisans de vendre leurs produits.
  • NeedPam qui est une boutique en ligne
  • Ki pyès ou pèdi qui est une plateforme permettant à une personne ayant perdu sa pièce d’identité de la retrouver sans crainte. Comment ? Si vous égarez votre pièce, la personne qui la récupère monte sur la plateforme, entre les données de la pièce et ils feront les suivis. Pour plus d’informations
  • Tainos qui se spécialise dans la réalité virtuelle et tant d’autres, dont DòkLa, Laswenyay qui ont fait le déplacement pour présenter leurs plateformes.

Vers 11h, nous avons eu Jean Baden Dubois (Gouverneur de la Banque Centrale), Yvon Mellinger (de la BID), Nathaelle Chavenet (Directrice de Mon Cash). Ces trois interventions d’ouverture sont donc suivies d’un premier panel de discussion assez riche et intéressant sous le thème : « I’m a Haitian developer » avec Kenley Jean comme modérateur, Josny Sévère, Carl-Friedrich Lacrete, Holy-Elie Scaide et Marie Changlais Aimé comme intervenants. Si nous voulons résumer cette conversation, nous pouvons tout simplement dire que les développeurs font face à des problèmes dont nous en faisons tous face : l’internet, l’électricité, l’insécurité ; en peu de mots, il leur manque une bonne ambiance qui pourra leur procurer cette paix d’esprit qu’ils ont besoin pour qu’ils puissent se concentrer afin d’apporter des solutions au développement durable car, comme le gouverneur de la banque centrale l’a dit, en ouvrant cet ensemble d’activités, « les nouvelles technologies peuvent grandement contribuer au développement durable ».

Juste avant la pause, nous avons eu le deuxième groupe d’intervention sous le thème : « Monétiser mon idée, mes rêves » avec Max Larson (Modérateur), Djinaud Prophète, Pascale Elie et Patrice Nicolas Tardieu.

Et après la pause, place au « plat de résistance », le moment où les six startups sélectionnés doivent tout faire pour convaincre six investisseurs ; $30000 était donc en jeu. En effet, nous avons eu un premier groupe avec Bèl Tikè, Pay and Go, Studpargne qui furent les trois premiers startups ; Allen Bayard, Geoffrey Handal et Gaëlle Wulf, les trois premiers investisseurs. Dans un second groupe, Ayiti Analytics avec Motom, Tainos avec Ayiti Quest et Reperem. De ces six Startups, seulement quatre ont su conquérir le cœur de cinq investisseurs, à savoir Studpargne ($10000), Ayiti Analytics avec Motom ($10000), Tainos avec Ayiti Quest ($2000) et Reperem ($3000) ; et l’on pourrait même dire six investisseurs car Marc Alain B. s’est mis dans la partie pour Tainos avec Ayiti Quest qui est, en partie, pareil au Metaverse de Meta, avec $3000, donc un total de $5000 pour Ayiti Quest. Un moment assez intéressant qui montrait que oui il faut avoir l’art de pitcher, mais il faut être aussi assez convaincant avec des chiffres parce que ce n’est pas un jeu d’avoir de vrais investisseurs et de l’argent vrai sur table.

Nous ne saurions oublier Certil Rémy, ce développeur qui s’est donné pour devoir de motiver les jeunes développeurs d’aller de l’avant, de se dépasser tout en, lui aussi, mentionnant ces problèmes d’Internet et d’électricité qui sont les obstacles, non seulement de tous, mais plus particulièrement de ces « ouvriers de l’économie digitale » comme le souligne Marc Alain Boucicault ; Ashley Narcisse, cet ingénieur logiciel de la Diaspora qui, lui aussi, eût à parler de sa vie, ses expériences… Et les ateliers de formations qui ont eut lieu durant la pause.

Un DevExpo qui a pris fin dans une ambiance de ouf avec Dj Kemissa et Oliga dans une séance de live VR Graffiti Painting virtuel.

Oui, DevExpo a gagné le pari cette année ; près de 1500 de personnes, plus particulièrement des jeunes dont 350 développeurs ont su faire le déplacement au Karibe Convention Center. Une expérience qui est à revivre pour ceux et celles qui étaient venus et à ne pas manquer pour ceux et celles qui n’y étaient pas, si toutefois, on espère bien, une troisième édition sera organisée. Toutes nos félicitations à l’équipe de DevExpo et bonne continuation !

Crédit de l’image de couverture : DevExpo

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