Mickaël Marabou sort de son silence dans le conflit avec Johnny New York autour d’un contrat lié à Kodak Black
Un conflit oppose actuellement le promoteur Johnny New York à Mickaël Marabou, intermédiaire dans l’organisation de bookings internationaux, dans une affaire liée à une activité impliquant le rappeur américain Kodak Black.
Selon Mickaël Marabou, elle collabore avec Johnny New York depuis près de dix ans et jouait le rôle d’intermédiaire entre lui et plusieurs artistes internationaux. Elle affirme avoir facilité l’ensemble des bookings internationaux réalisés pour TonyMix, dont Johnny est le manager. Elle précise avoir effectué ce travail sans rémunération, par engagement envers la culture et la communauté haïtienne, et soutient avoir toujours géré ces relations avec professionnalisme et dans le respect des accords contractuels.
Le différend serait né autour de la promotion d’une activité impliquant Kodak Black. D’après Mickaël, le contrat signé correspondait à un « club hosting* », avec des clauses précises encadrant le calendrier promotionnel. L’équipe de l’artiste aurait exigé que toute communication officielle ne débute qu’un mois avant l’événement. Elle affirme avoir clairement transmis cette exigence à Johnny New York et l’avoir averti à plusieurs reprises des conséquences possibles d’une promotion anticipée.
Malgré ces avertissements, Johnny aurait publié un flyer promotionnel avant la date autorisée, en identifiant directement l’artiste. Cette initiative aurait entraîné une réaction immédiate de l’équipe de Kodak Black, notamment ses avocats et managers, qui auraient signalé qu’aucune autorisation n’avait été accordée pour cette publication.
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Selon Mickaël, la situation s’est ensuite envenimée. Elle affirme que Johnny New York aurait multiplié les publications en Instagram Stories, ainsi que les messages WhatsApp et d’autres communications publiques, l’accusant directement de détenir la somme de 40 000 dollars évoquée dans le cadre de l’accord.
Mickaël conteste fermement ces accusations. Elle soutient que cet argent se trouve toujours entre les mains de l’équipe de l’artiste. D’après ses déclarations, celle-ci aurait l’intention de retourner les fonds au compte bancaire qui avait initialement effectué le virement. Elle affirme donc ne jamais avoir été en possession de cette somme et rejette toute responsabilité financière dans ce dossier.
Elle estime que la publication non autorisée du flyer constitue l’élément déclencheur ayant conduit à une rupture de contrat (« breach of contract ») et à une escalade publique du conflit. Aujourd’hui, Mickaël dit se battre pour défendre sa réputation, rappelant qu’elle a œuvré pendant des années comme intermédiaire sans contrepartie financière, dans le but de faciliter des collaborations internationales au bénéfice de la scène haïtienne.
Cette affaire met en lumière la complexité des ententes artistiques internationales, l’importance du respect strict des clauses contractuelles en matière de communication, ainsi que l’impact que peuvent avoir des accusations publiques dans un contexte déjà fragilisé.
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*Vocabulaire : “Club Hosting“
Le « club hosting » (ou club appearance / hosting agreement) est un type de contrat très courant dans l’industrie événementielle, surtout dans le milieu du hip-hop et des artistes internationaux. Dans un contrat de club hosting, l’artiste est payé principalement pour : être présent physiquement dans un club ou une soirée, faire une apparition officielle, saluer le public, monter sur scène quelques minutes, interagir avec la foule, publier parfois du contenu promotionnel selon les termes du contrat. Ce n’est pas obligatoirement un concert complet ; l’artiste n’est pas tenu de performer plusieurs chansons ou de faire un show live complet, sauf si cela est spécifié dans le contrat.
