Photo générée par IA avec une photo de la victime
Mort de Neïssa Tima : des soupçons de viol, la famille réclame justice
La communauté universitaire et l’opinion publique haïtienne sont sous le choc après l’annonce de la mort de Neïssa Tima, étudiante âgée de 19 ans en gestion des affaires financières à l’Université Quisqueya. La jeune femme a été retrouvée morte le lundi 26 janvier 2026, dans des circonstances jugées particulièrement troublantes, avec des soupçons d’agression sexuelle.
En effet, selon les déclarations de ses parents rapportées sur Radio Télévision Caraïbes, le corps de la victime présentait des éléments laissant présumer une agression sexuelle : marques, etc… La dépouille aurait été découverte à l’intérieur du véhicule de Wesner Dorlus, également étudiant – avec qui elle était selon les informations -, aujourd’hui présenté par les proches de la victime comme le principal suspect dans cette affaire. À ce stade, aucune version officielle des autorités judiciaires n’a encore été rendue publique.
Toujours selon les parents de la victime, après la découverte des faits, la dépouille de Neïssa Tima ainsi que le jeune homme (vivant) qui l’accompagnait, présenté comme étant dans un état d’inconscience, auraient été déplacés. La famille affirme que cette intervention aurait été effectuée par le docteur Mackendy Dorlus, cousin du présumé suspect et également son cousin, sans la présence ni l’autorisation d’un juge de paix, comme l’exigent pourtant les procédures légales en pareille situation. Ces allégations soulèvent de sérieuses interrogations sur le respect du protocole judiciaire et renforcent les appels des proches de la victime en faveur d’une enquête indépendante et rigoureuse.
Face à ces révélations, la famille de Neïssa Tima réclame que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de son « assassinat ». Les proches évoquent un possible viol et appellent les autorités compétentes à diligenter une enquête approfondie afin d’établir les faits et les responsabilités.
Dans une note officielle, l’Université Quisqueya, par la voix de son recteur Jacky Lumarque, a exprimé sa profonde consternation face à la mort tragique de l’étudiante. L’institution dit partager la douleur de la famille, des proches et de la communauté universitaire, tout en présentant ses sincères condoléances. Dans ce communiqué, l’Université Quisqueya affirme suivre l’évolution de la situation avec attention et appelle les autorités compétentes à faire toute la lumière sur les circonstances de ce décès, dans le respect des principes de justice et de vérité.
Par ailleurs, plusieurs organisations de défense des droits des femmes se sont publiquement prononcées après l’annonce du drame. Des structures telles que FANM ANGAJE POU AYITI et le Mouvman Fanm Vizyonè Dayiti (MOFAVIDA) ont fermement condamné l’assassinat de la jeune étudiante. Elles dénoncent une nouvelle fois les violences faites aux femmes et exigent qu’une enquête sérieuse, impartiale et transparente soit menée afin que justice soit rendue à Neïssa Tima. Ces organisations appellent également les autorités à prendre des mesures concrètes pour lutter contre l’impunité et renforcer la protection des jeunes femmes en Haïti.
La plateforme FANM ANGAJE POU AYITI condamne l’assassinat de Néïssa Tima, 19 ans, et dénonce la violence persistante faite aux femmes et aux filles en Haïti dans un climat d’impunité. Dans une note le 29 janvier, elle exprime sa solidarité avec la famille de la victime, réclame… pic.twitter.com/56CSvLoJJD
— LUNIE JOSEPH 🇭🇹 (@josephlunieOFF) January 29, 2026
Fille unique, Neïssa Tima laisse derrière elle une mère profondément affectée, qui demande justice pour sa fille. Ce drame relance une fois de plus le débat sur la sécurité des jeunes femmes, et sur la nécessité d’une réponse judiciaire rapide et transparente.
Une enquête est attendue afin de déterminer les causes exactes de la mort et de faire la lumière sur cette affaire qui continue de susciter une vive émotion dans le pays.
À lire aussi : SANTÉ SANS TABOU – Ep. 10 : Yon ti pale sou “Violence basée sur le Genre” ak Micaëlle Charles
