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Sexe et handicap : un tabou à éradiquer

Parler de la sexualité pour les personnes atteintes d’un handicap comporte un tabou dans la plupart des sociétés. Vu le nombre d’hommes et de femmes en situation d’handicap, il faut leur permettre de vivre pleinement leur droit aux moments intimes.

Quelque soient les circonstances environnantes, la sexualité est sûrement le dernier point sur lequel on se penche pour réfléchir lorsqu’une personne se voit être handicapée. Considérant toutes les difficultés auxquelles elle aura à faire face, on tend à oublier que le désir ne disparaît pas avec la fonction qu’on perd.

Tout homme ou femme reste un être sexuel. Le problème concerne les discriminations que les handicapés subissent continuellement. Bien que plusieurs organisations continuent à lutter pour une meilleure intégration de leur situation dans la société. Cependant, ils ne sont pas toujours compris comme des personnes à part entière. De ce fait, ce besoin biologique que toute autre personne ressent leur est enlevé. La société leur attribue donc une asexualité (en le considérant comme un enfant) ou une bestialité. « La plupart des gens non handicapés percevaient les personnes handicapées comme des anges ; il n’était donc pas « normal » pour nous d’éprouver des désirs, puisque les anges ne possédaient pas de sexe ». (Tremblay, 1997 : 72).

Ceux qui se retrouvent en situation matrimoniale subissent les retombées des frustrations sexuelles de leur conjoint (e). Ceux qui sont célibataires doivent avoir recours souvent à la prostitution pour avoir une quelconque satisfaction. Ils souffrent d’être « des sujets désirants qui ne sont pas des objets de désir ». Dans certains pays, un assistant sexuel peut être contacté pour aider à explorer ses moments intimes dans les limites de son handicap. Cependant, cette voie ne fait pas l’unanimité puisqu’elle est comparée à la prostitution qui elle-même est illégale dans plusieurs sociétés.

D’autre côté du spectre, ceux et celles qui souffrent d’une déficience intellectuelle se retrouvent à subir de nombreuses formes de violence sexuelle. Les hommes sont 4 fois plus susceptibles d’être abusés sexuellement, selon une étude de l’American Journal of Preventive Medicine. Quant aux femmes, « quel que soit leur âge, leur race, leur origine ethnique, leur orientation sexuelle ou leur classe [elles] sont agressées, violées et maltraitées à un taux deux fois plus élevé que les femmes non handicapées ».

Les discours sur le handicap ne parlent guère de l’aspect sexuel qui vient avec la nouvelle vie adoptée. Les familles et les institutions restent dans l’incompréhension lorsqu’il s’agit des désirs sexuels que peuvent avoir les personnes atteintes d’un handicap. Ils se retrouvent infantilisés et déshumanisés. Ils doivent, au contraire, être reconnus comme des êtres valides avec les valeurs associées. Comme tous, ils ont le droit à une vie sexuelle épanouissante.

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