Santé

« Ma dernière nuit, mon cri d’alarme ! »

Il est impératif de savoir se créer un chemin, mais la chose la plus difficile est d’apprendre à faire face aux idées que notre esprit consume quand tout va mal, quand tout cesse de bouger, quand rien de ce que nous espérons n’arrive et qu’il ne nous reste qu’une seule nuit comme espoir. Comme disait l’autre « le plus grand désespoir, c’est de pleurer devant un coucher de soleil », faut-il changer d’avis ou laisser la nuit apporter le jour ?

Jacques, ce fils de commerçant rêvait toujours d’atteindre son Bacc II ; il travaillait avec acharnement jusqu’au jour où il fut brisé et dût arrêter ce rêve pour se donner à manger. Tout ça, suite à la disparition de ses deux parents. Il était pratiquement éreinté et se couchait comme une brebis égarée. Sans doute, on se demande où il a pu trouver la force de se coucher et de voir de nouveaux jours ? En réalité, il croyait encore que ses parents se sont juste endormis, il préconisait l’espoir à ses trousses et chantait la vie. « Trêve de plaisanterie », murmura-t-il !

Soudainement, sa petite sœur, Anite, se plaignait de la situation de son frère, qui pour elle, devrait être un guide, un supporteur sans précédent. Bref, lui aussi, fut parti retrouver ses parents, le lendemain et à ce niveau, Anite se lança ces mots : « ma dernière nuit ». Et le silence se fit d’or !

À QUOI PENSE- T-ON ?

Le philosophe Confucius eut à dire : « Quand on ne sait pas ce qu’est la vie, comment pourrait-on savoir ce qu’est la mort ? » Cette anecdote, quoique vraie pour certains et fictive pour d’autres, porte une évidence concrète, celle de vivre pleinement sa vie et de ne pas avoir peur de la mort. Mais comment ? Nos objectifs et nos rêves sont souvent ces points culminants qui nous empêchent de goûter au bonheur du quotidien, à côté de tout cela, ce sont également les critiques et les opinions des autres qui titubent nos chemins. On vit pour soi mais à l’image de l’autre. Quel paradoxe !

La nuit, comme beaucoup l’aurait clamé, c’est la période quotidienne durant laquelle le soleil est sous notre horizon et qu’il fait noir, disons que c’est le contraire du JOUR. Et si pour nous, à présent, elle est le symbole de destruction, d’oubli, de mort, de néant ? Imaginons une seconde, que cette nuit soit la dernière qui existe ! Une nuit où nos cœurs cessent de palpiter à cause d’une violence, d’un handicap, d’une maltraitance cousue aux séquelles familiales, d’une disparition forcée. On ne s’en sortira certainement pas.

NON à la violence conjugale !
Vous êtes victime(s) de violence conjugale ? Vous connaissez une personne qui se trouve dans cette situation ? Il est temps de vous exprimer ; Belide Magazine vous en donne l’opportunité. Partagez avec nous votre histoire et aidez-nous à dire Non à ce phénomène qui ronge notre société. (Anonyme) https://surveyheart.com/form/62ccdc8da9e72514afb13897

QUE FAUT-IL FAIRE ?

On se questionne toujours sur le moment où l’on n’aurait plus la force de continuer à croire au lendemain, ce moment où ni nous, ni personne n’ose se clamer heureux et réfléchir pour l’avenir. Bref, ce moment perdu dans les couloirs du désespoir, ce sentiment que Georges Perros traduit comme la période où l’intelligence prend la souffrance à son compte.

« J’aurai aimé tenter de vous donner une réponse, des mots qui vous plaisent et qui pourront faire le tour du monde, mais ce serait peine perdue. Dans mon for intérieur, il ne reste plus rien. Je vis à présent ma dernière nuit, celle où les mots et les actions se mélangent, celle où la tristesse fait rage et où tout le monde croit que ma vie est rose, celle où je résiste à tout pour plaire à mes parents, mes amis et une société merdique, remplie de violation et d’atrocité, celle où ma voix ne compte pas ! Je ne peux donc rien faire que d’attendre le bruit de mon silence ».

ET ALORS ?

« Et alors ? », martèlent ceux qui ne croient pas aux âmes perdues ! En effet, le silence traduit la peur, la mélancolie et la souffrance. Il traduit ce que nous n’osons pas dévoiler, il traduit notre subconscient. Qui, pour interpréter notre silence ? Rien que nous-mêmes, mais on n’y arrive pas toujours. Beaucoup de grands auteurs et motivateurs comme David LAROCHE, estiment que la vie perd sa valeur quand le cœur cesse de respirer l’espoir et c’est là que nous mourrons, c’est notre dernière nuit !

Jacques et ses parents l’ont permis à travers Anite. Alors, à tous ceux et toutes celles dont le chemin est également emprunté à cause d’une quelconque situation, parlez-nous de votre résurrection. À vous, qui êtes dans votre cercueil, quelle en est l’issue ? De toute façon, ma nuit, c’est la DÉPRESSION et je ne sais pas comment voir le jour. Je me livre à vous, aidez-moi mais de grâce, ne me jugez pas !

Retrouvez les activités culturelles prévues pour l’été 2022 en Haïti sur notre site en cliquant sur l’image ou sur ce lien : https://belidemag.net/?p=9074
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