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Le BDSM, beaucoup plus qu’un fantasme !

BDSM

Dans la pop culture, beaucoup de films mettent en avant les rapports sexuels BDSM, comme la célèbre saga des « 50 nuances de Grey » ou encore le film « 365 jours ». Ces films ont éveillé chez un grand nombre de femmes, le fantasme de la soumission sexuelle cherchant des hommes dominants. Parfois, il y en a certaines qui disent même vouloir un homme sadique. Ne sachant pas que la réalité dans les films est loin de la vraie BDSM.

Tout d’abord, que signifie le sigle BDSM ?

Bondage-Discipline et SadoMasochiste sont les mots formant l’abréviation BDSM qui se définit comme une pratique fétichiste sexuelle de domination avec un/e maître/maîtresse et un/e soumis/e pratiqué avec le consentement des deux parties. On ne devient pas soumise du jour au lendemain, être une soumise sexuelle requiert beaucoup de compétences. Ainsi, Mastermind et Salomé les précurseurs du BDSM formel ont écrit plusieurs règles que la soumise devraient respecter et en voici les neuf (9) plus importantes :

  • 1) « Les yeux baissés en ma présence, tu conserveras » : la femme n’a pas le droit de regarder son maître en face.
  • 2) « Jamais mes décisions tu ne contesteras » : la soumise doit se contenter d’exécuter les ordres de son maître.
  • 3) « Une attitude humble et respectueuse tu conserveras » : elle ne peut non plus marcher fièrement à côté de son maître, mais uniquement en retrait. Cela peut très bien se faire dans une séance, mais certainement pas en dehors.
  • 4) « À chaque infraction, ta punition toi-même tu fixeras » : les punitions ne sont pas tirées au hasard par la soumise mais dans un carnet de punitions élaborées au préalables.
  • 5) « Ton temps libre à mon plaisir et mon bien-être tu consacreras » : la soumise n’a plus de temps libre pour elle. Tout son temps doit être accordé au maître.
  • 6) « Irréprochable et parée toujours tu seras » : la soumise doit toujours se faire belle pour être agréable aux yeux du maître.
  • 7) « Toutes tes tenues imposées avec fierté tu porteras » : quelle que soit la façon dont le maître veut qu’elle s’habille, elle doit se sentir fière pour le maître.
  • 8) « De ton corps, jamais aucun accès tu ne me refuseras » : même si la soumise est fatiguée, elle doit répondre au besoin de son maître avec empressement. Le maître peut lui-même décider de la gracier en ayant pitié de la situation.
  • 9) « De tes punitions, tu me remercieras toujours » : après une bonne fessée, la soumise doit remercier son maître pour son attention.

Une relation BDSM n’est pas un jeu de rôle que vous aviez eu une fois avec votre partenaire lors de vos moments intimes. Une relation BDSM c’est d’abord une rencontre entre deux êtres, un lien unique qui se crée entre le Maître et sa soumise. Être soumise n’est pas un fantasme sexuel mais un mode de vie, un besoin ancré chez certaines personnes (le plus souvent) qui seul par sa satisfaction peut les conduire sur le chemin de la plénitude et de la sérénité. C’est pourquoi beaucoup d’entre elles sont prêtes à tous les sacrifices pour avoir un « maître ». Car leur épanouissement en tant qu’être humain se trouve dans leur asservissement volontaire à un maître qu’elles ont choisi et cela ne se limite pas aux actes sexuels mais dans tous les aspects de leur vie.

Eva Delambre est un exemple typique d’une vraie soumise et voici son témoignage

« Lorsque je suis devenue la soumise de mon Maître, jamais je n’aurais imaginé être capable de faire certaines choses, et pourtant, pour lui, rien ne me semble plus impossible. Il a fait naître en moi, une force, une foi, et cela m’a transformée, dans tous les aspects de ma vie. Je me souviens d’une matinée d’hiver ou je l’avais rejoint devant un café en plein Paris, juste à la sortie d’un métro bondé. Tout naturellement, d’un regard et d’un mot, il avait exigé de moi que je m’agenouille à ses pieds pour le saluer, et de baiser sa main, comme il m’est habituel de le faire en privé. Mais cette fois nous étions en pleine rue, au cœur de Paris. J’ai obéi par évidence, sous le regard d’une foule étonnée, choquée ou amusée. C’est dans ces moments-là que je ressens la force de notre lien, lorsqu’envers et contre tout, malgré les conventions, les questions morales et les convenances sociales, plus rien d’autre ne compte que sa volonté, que d’Être sienne. M’agenouiller ainsi, en pleine rue, en faisant abstraction des autres ne m’a pas rabaissé, bien au contraire, à genoux ainsi j’étais fière. À travers sa fierté et sa satisfaction, j’ai ressentie profondément ma condition de soumise, et paradoxalement, un puissant sentiment de liberté ».

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